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Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?
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Auteur:  picsou [ 14 Juin 2014 17:18 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

http://lachute.over-blog.com/2014/06/le-tribut.html

http://lachute.over-blog.com/2014/06/le ... horComment

Auteur:  GoldOrHack [ 14 Juin 2014 21:24 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

Citer:
L’EROI (Energy Return on Energy Invested) finira par être si faible qu’il deviendra autosuffisant façon budget communal dont chacun peut mesurer le retour sur investissement en comparant ses impôts locaux avec le service rendu.


De mémoire, l'EROI c'est 5 pour le pétrole de roche mère, 3 pour les schistes bitumineux et 1.5 pour les biocarburants.
Le jour ou l'EROI est égal a 1, la production de brut sera égale a 0, même si le prix d'un seul baril vaut des milliards de dollars.

http://en.wikipedia.org/wiki/Energy_ret ... y_invested

Auteur:  GoldOrHack [ 16 Juin 2014 22:43 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

Pétrole : hormis les non-conventionnels américains, la production mondiale a baissé en 2013


En dehors des nouveaux pétroles extrêmes et "non-conventionnels" d'Amérique du Nord (pétrole de schiste aux Etats-Unis et sables bitumineux au Canada), le reste des extractions mondiales a enregistré en 2013 un repli de 1,5 %, que ne suffisent à expliquer ni les sanctions contre l'Iran, ni la crise libyenne. Partout sauf en Arabie Saoudite, les vannes sont restées ouvertes à fond.
Le Brésil voit sa production de brut reculer pour la troisième année consécutive, malgré le développement de ses champs offshore ultra-profonds. L'Angola menace de rejoindre une longue liste de producteurs majeurs confrontés aux limites de leurs réserves d'or noir.

Malgré une production mondiale totale de brut maintenue stable en 2013, la course sur le tapis roulant dans laquelle l'industrie de l'or noir est engagée n'est toujours pas gagnée, loin s'en faut dirait-on. Pas plus pour elle que pour la machinerie thermo-industrielle de croissance qui en est tributaire.

http://petrole.blog.lemonde.fr/2014/06/ ... e-en-2013/

Auteur:  silvermath [ 27 Nov 2014 17:02 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

:!:
http://www.zerohedge.com/news/2014-11-2 ... -unchanged
Image

Auteur:  Wotan [ 27 Nov 2014 17:29 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

Ca ressemble à un jeu de con: Les USA veulent faire baisser le pétrole pour faire mal à la Russie, la Russie dit ok pour le faire baisser plus et faire mal à l'industrie du gaz de schistes aux USA.
Le tout sur récession mondiale et chute de la demande: coktail déstructif pour le prix du pétrole.

Auteur:  Dantec [ 27 Nov 2014 20:34 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

On vient de passer sous les 68$

Auteur:  karagold [ 27 Nov 2014 20:40 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

Je remets l'avis de Philippe Béchade ici , il a mieux sa place:
L'avis de P Béchade sur cette baisse du pétrole:
Qui a intérêt à faire baisser le pétrole ?
Par Philippe Béchade

Certains d'entre vous commencent à se demander si, avec un prix de marché qui rend déficitaire la quasi-totalité des producteurs de pétrole de schiste aux Etats-Unis, l'or noir ne va pas finir par stopper bientôt son repli.

Oh pour le "bientôt", je suis bien d'accord... sauf qu'en une semaine ou un mois, dans un contexte de désintégration des cours, les écarts peuvent être abyssaux.

Les opérateurs ont "travaillé" le pétrole comme s'il reflétait la confrontation de l'offre et de la demande alors que le secteur est totalement contrôlé : on réduit les quantités superflues extraites à perte ou bien un accord entre producteurs annonce la fermeture partielle du robinet (rarement appliquée dans les faits).

Mais à quelques jours du prochain sommet de l'OPEP, l'Arabie Saoudite, le principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient, annonce qu'il n'y a aucune urgence à restreindre l'offre et que les récentes ristournes vont être appliquées comme prévues à ses principaux clients (dont les Etats-Unis naturellement). Washington pourrait hurler au dumping, à la concurrence déloyale envers les producteurs de pétrole de schistes domestiques... mais, curieusement, n'émet pas la moindre protestation.

Les petits actionnaires des parapétrolières vivent un cauchemar depuis la cassure des 80$ sur le NYMEX... mais ces idiots sont ceux que l'on peut aisément sacrifier au nom d'enjeux infiniment plus stratégiques -- i.e. saigner à blanc la Russie sur le plan économique.

Les spécialistes du fracking (pétrole de schiste) se sont mis à pulluler ces 5 dernières années et à 90$ le baril, ils ne sont qu'une minorité à être rentables -- lorsqu'ils ont la chance de tomber sur un gisement suffisamment riche. La chute des cours va donc faire le ménage dans le secteur. Il va y avoir du bois mort et, au printemps, on fera le décompte des survivants. Ils ne seront certainement pas nombreux.

Tant mieux ! On se retrouvera d'ici fin 2015 ou 2016 entre "gros bras" et il sera alors plus facile de s'entendre sur les prix qu'avec des zombies qui n'hésitent pas à brader leur baril pour faire face à un besoin urgent de trésorerie !


En ce qui concerne le déséquilibre global du marché par l'offre, les Etats-Unis sont largement responsables du phénomène : ils produisaient environ 5 millions de barils de pétrole par jour en 2008 ; le volume s'élève désormais à près de 11,5 millions/jour. Le Canada pourrait extraire 2 millions de barils de plus de ses sables bitumineux (en plus des 4 millions actuels), et cela sans compter le pétrole conventionnel exploité de longue date dans le nord du pays. Autrement dit, Etats-Unis + Canada ont accru l'offre globale de +20% à 25% en l'espace de 6 ans alors que la demande n'a progressé que de +15% dans l'intervalle.

La production de l'OPEP a de son côté eu tendance à stagner car si ses membres avaient tenté de conserver leurs parts de marché, ils auraient dû ouvrir en grand le robinet dès 2009 pour empêcher les frackeurs du Dakota et du Texas de prospérer : à 60$ le baril aucun n'aurait tenté l'aventure, c'était la ruine assurée... A moins que Washington décide de les subventionner comme il l'avait fait il y a 10 ans avec les producteurs d'éthanol (à partir du maïs).

Si le but de la chute des prix du pétrole -- qui apparaît savamment orchestrée depuis 6 mois -- est d'asphyxier financièrement l'Iran, le Venezuela et surtout la Russie (qui a besoin d'un baril à 100$ pour équilibrer son budget), alors le Congrès US votera toutes les mesures de soutien au secteur pétrolier et parapétrolier américain.

Autrement dit, à partir du moment où le pétrole s'est replié sous un niveau qui satisfait relativement tout le monde (disons 80$), c'est que cette baisse n'est pas une conséquence de la surabondance de l'offre mais résulte d'un mouvement parfaitement orchestré.

Partant de ce diagnostic, je pressens que la chute des cours n'est pas terminée et l'analyse technique vient appuyer ce scénario.

Après l'enfoncement du support majeur 74,9$ (son plancher du 4 octobre 2011) puis du récent plancher des 74$ (il a tenu du 13 au 20 novembre dernier), le baril de WTI vient d'entamer une nouvelle phase de repli en direction des 70$ testé en décembre 2009, février puis fin mai 2010.

WTI

Donc si l'essentiel de la baisse depuis les 107,5$ à la mi-juin est effectivement derrière nous (plus de 31% de baisse quand même !), il subsiste un potentiel de -5% de repli supplémentaire : pas de précipitation. Le test des 70/71 $ pourrait être extrêmement bref compte tenu des niveaux de survente affichés en cette fin novembre.

Si vous souhaitez jouer un prochain rebond du secteur pétrolier, surveillez les divergences haussières sur des titres comme Technip (FR0000131708), Vallourec (FR0000120354), Bourbon (FR0004548873) ou Maurel & Prom (FR0000051070). Ces titres ont atteint des niveaux à partir desquels les professionnels vont commencer à anticiper soit un rebond du baril, soit une concentration du secteur... et le rachat des faibles par les forts (la vague de consolidation a d'ailleurs déjà commencé). Je vous renvoie également à l'analyse de Mathieu sur le pétrole pour affiner le cadrage technique

Parmi les faibles, Maurel & Prom, qui cote autour des 8,5 euros, semble être la proie la plus accessible, sinon la plus tentante... car il y a des cohortes de vendeurs à découvert à faire courir après le papier !

Auteur:  picsou [ 27 Nov 2014 23:13 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

Citer:
Il n’y a plus de marchés, ( à propos des prix du pétrole...) -


Citer:
Les dirigeants, les pilotes des marchés ne sont pas soumis à la rareté des ressources, ils interviennent avec de l’argent créé à partir de rien,
ceci est le premier point; le second est que, même s’ils se trompent, échouent, ils ne sont pas sanctionnés. Ils opèrent dans un système de tiers-payant...
.


http://leblogalupus.com/2014/11/27/mist ... no-bertez/

Auteur:  picsou [ 28 Nov 2014 22:03 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

http://www.dailymotion.com/video/x2bagc ... 28-11_news


Bilan Hebdo : Philippe Béchade et Jean-Louis Cussac - 28/11/2014
le Brent et le délire sur les marchés actions

Auteur:  GoldOrHack [ 28 Nov 2014 22:39 ]
Sujet du message:  Re: Le Brent, nouvelle crise pétrolère en vue?

Jean Marc Jancovici, sur la production pétrolière et l'effondrement financier.


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