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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 16 Fév 2018 16:59 
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« Il voulait de l’or, il est reparti avec du plomb ! »

« Il voulait de l’or, il est reparti avec du plomb ! ». Voilà comment une source policière évoque ce vendredi matin la tentative avortée de braquage d’une agence de la BNP du 24, avenue de la Grande-Armée (XVIIe), près de l’Arc de Triomphe à Paris. Le braqueur est reparti les mains vides mais sur un brancard, avec « trois bastos dans le buffet », poursuit cette source policière.

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris ... 562742.php

Aller dans une agence bancaire pour demander de l'or... Quelle idée!!! :roll:

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Our entire currency system is imaginery. It doesn't really exist. It's just that we're all dreaming the same dream. If anybody chooses to wake up... It's over with...


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 17 Fév 2018 00:23 
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Inscrit le: 19 Sep 2012 19:13
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Citer:
Dimitri Casali, historien : "Nous sommes en pleine régression intellectuelle"

Citer:
selon Dimitri Casali, la société bascule dans l'ignorance. Chaque jour la science nous apporte de nouvelles découvertes. Mais d'après l'historien, jamais l'ignorance n'a gagné autant de terrain.

http://www.midilibre.fr/2017/12/31/dimi ... 608805.php

l' Homme de Néandertal vous salue !


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 17 Fév 2018 01:25 
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Inscrit le: 19 Sep 2012 19:13
Messages: 3791
https://www.reuters.com/article/us-mexi ... ium=Social

Magnitude 7.5 quake hits Mexico, buildings sway in capital


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 17 Fév 2018 11:16 
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Inscrit le: 12 Juin 2009 22:06
Messages: 2572
picsou a écrit:
Citer:
Dimitri Casali, historien : "Nous sommes en pleine régression intellectuelle"

Citer:
selon Dimitri Casali, la société bascule dans l'ignorance. Chaque jour la science nous apporte de nouvelles découvertes. Mais d'après l'historien, jamais l'ignorance n'a gagné autant de terrain.

http://www.midilibre.fr/2017/12/31/dimi ... 608805.php

l' Homme de Néandertal vous salue !

... même ici un de nos congénères défendait la lecture de mode d’emploi électroménager :?

_________________
« Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent. » [George Orwell]


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 18 Fév 2018 17:30 
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Inscrit le: 19 Sep 2012 19:13
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https://www.romandie.com/news/Le-gouver ... 891550.rom

Citer:
Le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie arrêté par le Bureau anti-corruption


Mario Draghi court toujours :D
on a perdu sa trace


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 18 Fév 2018 17:55 
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Dix ans après son indépendance, le Kosovo fait face à un sombre bilan

Citer:
Le Kosovo fête ce samedi le 10e anniversaire de son indépendance. Dans le pays le plus pauvre d'Europe, gangrené par la corruption, les trafics et l'islamisme radical, la gouvernance n'est pas à la hauteur, plusieurs dirigeants étant liés à des crimes commis durant la guerre avec la Serbie....


Qui pour être surpris de ce résultat prévisible?

Cette indépendance, et la guerre qui l'a précédé restera une tâche indélébile pour l'UE, symbole de notre lâcheté devant les petrodollars du MO et de notre soumission aux diktats us. Déclenchée par des mensonges énormes sur la réalité, qui nous a fait passé des bandes de mafieux ethniques et criminels pour des héros libérateurs, la guerre de dislocation de la Serbie a accouché d'un "pays" qui ne survit que grâce aux subventions européennes, aux trafics en tous genres et à l'immense base américaine dont on se demande à quoi elle peut bien servir.

_________________
Moi aussi j'ai une grosse brute! http://eltrovar.labrute.fr

«La chose affirmée arrive, par la répétition, à s'établir dans les esprits au point qu'ils finissent par l'accepter comme une vérité démontrée. » Gustave Le Bon


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 19 Fév 2018 18:14 
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La véritable raison pour laquelle Merkel et le SPD sont obligés de parvenir à une "GrossKoalizion":
Pièce jointe:
bild.jpg
bild.jpg [ 59.45 Kio | Consulté 1323 fois ]

Ca ne parle que de ça sur les chaines allemandes. Pour rappel lors des élections, la CDU a fait 33%, le SPD 21% et l'AfD 12%
Il se murmure que Merkel pourrait céder sa place à Annegret Kramp-Karrenbauer, dit AKK.

_________________
Méfiez-vous, on n'est jamais à l'abri de devenir riche.


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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 19 Fév 2018 21:28 
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Dantec a écrit:
La véritable raison pour laquelle Merkel et le SPD sont obligés de parvenir à une "GrossKoalizion":...

Merkel dans l'impasse ? Pour la première fois, un sondage donne l'AfD comme deuxième force politique
19 févr. 2018

Une enquête d'opinion montre que le parti anti-immigration AfD progresse toujours dans les intentions de vote en Allemagne. En échec dans ses tentatives de former une coalition gouvernementale, Angela Merkel a désigné une possible remplaçante.

Selon un sondage publié par le quotidien allemand Bild ce 19 février, le parti anti-immigration et souverainiste Alternative für Deutschland (AfD) devancerait les sociaux-démocrates (SPD), ce qui en ferait la deuxième force politique du pays. Si des élections législatives avaient lieu, le parti conservateur (CDU-CSU) serait, d'après l'enquête, crédité de 32% des intentions de vote, tandis que le SPD tomberait à 15,5%. L'AfD obtiendrait pour sa part 16% des voix. C'est la première fois qu'un sondage national le place au-dessus du parti social-démocrate.

Le SPD, qui ne voulait pas se brûler les ailes en s'associant au parti d'Angela Merkel dans le cadre d'une nouvelle grande coalition («Grosse Koalition», aussi surnommée «GroKo») ne semble pas avoir échappé à ce destin funeste. Les sympathisants du parti n'auront sans doute pas apprécié les reniements d'un Martin Schulz, qui après avoir juré de ne pas s'allier avec Angela Merkel, aura finalement cédé et donné son aval à un accord de coalition le 7 février dernier.

Angela Merkel se prépare au pire et désigne un possible successeur

Peine perdue, la perspective d'une alliance a déclenché une levée de boucliers dans les rangs du SPD, obligeant l'ex-président du Parlement européen Martin Schulz non seulement à renoncer à un poste de ministre des Affaires étrangères dans le cadre d'un futur et hypothétique gouvernement de coalition, mais aussi à abandonner la direction du parti. Le but ? Tenter de calmer la fronde au sein du SPD, alors que l'accord de coalition dépend encore d'un vote par correspondance des militants du parti entre le 20 février et le 2 mars 2018.

Aussi, malgré des mois de tractations, Angela Merkel continue donc de subir les conséquences des élections législatives de fin septembre 2017, dont aucun parti n'est sorti avec une majorité absolue. Tandis que la CDU a obtenu son plus faible score historique depuis 1949, l'AfD a fait une entrée fracassante au Bundestag, le Parlement allemand, avec 13% des voix.

Alors que l'organisation de nouvelles élections législatives pourrait mettre un terme à l'imbroglio politique, ce dernier sondage risque fort de convaincre encore un peu plus Angela Merkel de tout faire pour éviter de convoquer les Allemands aux urnes. La chancelière paraît même prête à laisser sa place aux commandes de la CDU ; elle a désigné comme numéro deux du parti une proche, Annegret Kramp-Karrenbauer, ministre-président de l'Etat régional (Land) de la Sarre. Une manière de se ménager une porte de sortie, mais aussi, dans l'espoir incertain de parvenir à une alliance, de prolonger encore une situation qui voit l'Allemagne toujours privée de gouvernement depuis maintenant près de six mois.

Source

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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 27 Fév 2018 19:59 
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Considérer Trump comme un symptôme
24 janv. 2018

Revenant sur le traitement médiatique de Donald Trump, l'analyste politique Bruno Guigue explique que l'actuel président américain n'est aucunement responsable du déclin américain mais qu'il en est qu'une énième manifestation. La dernière?

Le bavardage incessant des observateurs sur les foucades de Trump, la litanie médiatique sur son «imprévisibilité» et son «amateurisme», la focalisation permanente sur son goût de l’esbroufe, quand on ne spécule pas carrément sur sa santé mentale (comme si le vainqueur d’une élection présidentielle pouvait être un «débile léger»), bref la logorrhée qui caractérise la trumpologie ordinaire présente un inconvénient de taille : elle dispense ses auteurs de se livrer à une véritable analyse politique.

Travers répétitif du commentaire dominant, cette psychologie de comptoir interdit de voir dans la politique de Trump autre chose, au mieux, qu’un tissu d’incohérences, un méli-mélo sans ligne directrice ; elle ne permet d’y déceler, au pire, qu’une dérive suicidaire, comme si l’Amérique courait à sa perte sous la conduite d’un capitaine qui a pété les plombs.

La question centrale posée par la politique de Trump, pourtant, est d’une autre nature : au-delà de la personnalité fantasque – ou supposée telle – du président, de quoi cette politique est-elle le symptôme ? Que nous dit-elle sur l’évolution des Etats-Unis et de leur rôle dans le monde ? Pour esquisser une réponse à cette question, il faut partir du point de départ.

En attribuant le «déclin américain» à l’inconséquence brouillonne du président élu en 2016, la plupart des observateurs, en réalité, confondent la cause et l’effet

Le retour de bâton de la mondialisation

Les Etats-Unis jouissent depuis 1945 d’un privilège hors normes, qui fut entamé par la confrontation avec le communisme, puis restauré en 1991 par l’effondrement de l’URSS. Ils occupent le centre d’une économie-monde dont ils détiennent la monnaie ; leur PIB surclasse celui des autres pays ; leur technologie domine la planète ; leur puissance militaire, enfin, demeure sans rivale. Pour les élites américaines, ce statut d’exception est dans l’ordre des choses : il reflète d’autant plus la «destinée manifeste» de la nation qu’il fournit à la rapacité de ces mêmes élites le «supplément d’âme» autorisant une prédation sans limite dans le reste du monde.

Mais depuis l’échec de l’intervention en Irak (2003-2007) et la dégringolade des ambitions des «néocons», tout suggère l’effondrement de cet «ordre des choses». Frappée par l’adversité, la «destinée manifeste» se dérobe, et l’illusion d’une hégémonie illimitée dans le temps et dans l’espace s’évanouit. En attribuant le «déclin américain» à l’inconséquence brouillonne du président élu en 2016, la plupart des observateurs, en réalité, confondent la cause et l’effet.

Ce qui a fait décrocher les Etats-Unis n’est pas la politique de Trump. La relation est exactement inverse : si la politique de Trump est une politique de gribouille, en fait, c’est parce que les Etats-Unis perdent du terrain. On pourrait multiplier les exemples. Le candidat républicain s’est fait élire en tirant à boulets rouges sur la mondialisation libérale. Mais que pouvait-il faire une fois aux commandes ? Jeter aux orties une globalisation des échanges sur laquelle Wall Street a bâti son insolente prospérité ? Renoncer à un modèle que Washington a imposé au profit de ses multinationales depuis un demi-siècle ?

L’économie américaine est prise au piège, au fond, d’une mondialisation dont elle fut longtemps le moteur enthousiaste et la principale bénéficiaire.

Hormis le renoncement au Transpacific Trade Partnership (TTP), la politique de la nouvelle administration s’est limitée sur le sujet à des déclarations de principe, parfois assorties de menaces adressées à Pékin, purement rhétoriques, et peu à même d’ébranler les murs de la Cité interdite. La Maison Blanche sait que toute réintroduction du protectionnisme se traduirait par des mesures de rétorsion qui pénaliseraient les entreprises américaines. Pour un pays dont la dette fédérale détenue par des investisseurs étrangers s’est littéralement envolée, jouer avec le feu pourrait être périlleux, surtout à l’égard d’un pays créancier des Etats-Unis à un niveau abyssal.

L’économie américaine est prise au piège, au fond, d’une mondialisation dont elle fut longtemps le moteur enthousiaste et la principale bénéficiaire. Manifestement, la roue a tourné. Mais il est trop tard pour changer les règles du jeu au motif que les autres ont appris à gagner à leur tour. La Chine, elle, poursuit son ascension fulgurante, suivie par l’Inde qui accédera en 2018 au rang de cinquième puissance économique de la planète, reléguant la France au sixième rang.

Répondant aux critiques de Trump, Pékin se paie même le luxe de chanter les louanges du libre-échange. Il est vrai que la Chine peut se le permettre : elle est le premier exportateur de la planète, quand les Etats-Unis en sont le premier importateur. L’économie américaine possède encore de sérieux atouts, mais sa part dans le PIB mondial régresse. En 2025, la Chine pèsera 21%, les Etats-Unis 16%. En 2050, la Chine sera à 33% et les Etats-Unis à 9%. Quand les ombres chinoises obscurcissent l’horizon, le «rêve américain» prend des allures de cauchemar. Sur trois ouvriers américains, depuis 30 ans, le premier a été remplacé par un robot, le second par un ouvrier chinois, et le troisième redoute de finir comme les deux précédents.

L’élection de Trump est le fruit de cette inquiétude, mais il est clair que sa politique ne saurait y remédier. La question n’est pas de savoir si les Etats-Unis vont céder la première place : c’est certain. Elle n’est pas non plus de savoir quand, puisque c’est imminent.

La seule question est de savoir dans quelles conditions s’effectuera cette transition inévitable. L’imprévisibilité manifeste de Trump, son agitation fébrile, son comportement d’histrion, en somme, est comme un symptôme névrotique. Il traduit l’angoisse d’une superpuissance qui sent le sol se dérober sous ses pieds, et qui cherche à conjurer les signes de son effondrement en multipliant les saillies.

Avec lui, le vieux refait toujours surface sous le neuf.

Trump, faux prisonnier du Deep state.
Tendance lourde, le lent déclin de la production matérielle made in USA peut-il être enrayé par un sursaut géopolitique ? Trump tente de relever ce défi, mais il bute à chaque fois sur des limites objectives. Cette impuissance donne immanquablement à sa politique un air de déjà-vu, alors même qu’il essaie à tout prix de se démarquer de ses prédécesseurs et de restaurer l’image d’une Great America enfin de retour.
Il affirmait, par exemple, vouloir rompre avec la fâcheuse manie de jouer les redresseurs de torts, mais il continue tout de même à faire la morale à la terre entière. Fustigeant la Russie, la Chine, la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, Cuba et le Venezuela, il persévère dans la voie de l’ingérence sous toutes ses formes, enchaînant les accusations absurdes («l’Iran soutient le terrorisme») et les provocations stériles (le muslim ban).

Avec lui, le vieux refait toujours surface sous le neuf. Il invoque allègrement la «communauté internationale» et le droit du même nom, mais il offre à l’occupant sioniste un cadeau promis à Netanyahou sous la pression du lobby : la reconnaissance de Jérusalem annexée comme capitale d’Israël. Il exalte les «droits de l’homme» pour stigmatiser les Etats qui lui déplaisent, tout en confortant une alliance avec Riyad qui signe l’arrêt de mort des enfants yéménites affamés par le blocus et écrasés sous les bombes. Sous son règne, la formule du prince Salina dans Le Guépard s’applique parfaitement à la diplomatie US : «Il faut tout changer pour que rien ne change.»

Trump n’est pas l’otage involontaire d’un appareil occulte et tout-puissant, mais le collaborateur le plus exposé de cet appareil

Certes, le Pentagone a tiré les leçons du double fiasco irako-afghan, et aucune opération militaire d’envergure n’a été engagée depuis un an. Trump n’est pas George W. Bush, et son rapport aux neocons est complexe. On dit parfois pour le disculper qu’il voudrait mener une autre politique, mais que l’influence de «l’Etat profond» l’en empêche. Cette interprétation, si elle était vraie, supposerait chez l’actuel président une naïveté déconcertante.

Ignorait-il le poids des structures du Deep state avant de prendre les rênes de l’administration américaine ? N’avait-il aucune idée de l’influence conjointe et tentaculaire des multinationales de l’armement et des agences de sécurité ? Que la direction de ce grand pays soit un exercice d’équilibriste paraît plus conforme à la réalité, «l’Etat profond» contribuant pour sa part aux arbitrages essentiels à la mesure de son poids – exorbitant – au sein des sphères dirigeantes.

Trump n’est pas l’otage involontaire d’un appareil occulte et tout-puissant, mais le collaborateur le plus exposé de cet appareil, le mandataire désigné d’une oligarchie dont le Deep state représente à la fois la couche la plus influente et la moins transparente. Même si elle a connu quelques péripéties (comme la récente disgrâce de Steve Bannon), cette perméabilité de la présidence à l’influence de «l’Etat profond» explique la relative continuité de la politique étrangère, d’une présidence à l’autre, sur les sujets d’intérêt stratégique.
En Syrie, par exemple, Washington continue d’exercer sa capacité de nuisance en utilisant tantôt la carte terroriste, tantôt la carte kurde. Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson vient de justifier la présence de 2 000 militaires dans ce pays afin de favoriser «le départ d’Assad» et de «contrer l’influence de l’Iran». Cette référence explicite au regime change est révélatrice, de même que l’hostilité déclarée à l’Iran, cheval de bataille de Donald Trump. Mais il y a peu de chance que cette expédition coloniale en miniature obtienne le résultat escompté. Lorsque l’armée syrienne aura réduit les dernières poches takfiristes, elle partira à la reconquête de l’est syrien, et les yankees, comme d’habitude, plieront bagage. Washington voulait détruire l’Etat syrien, mais c’est un échec retentissant. Trump doit avaler la potion amère de cette défaite, et sa politique a une allure de combat d’arrière-garde.

Pressé par «l’Etat profond», le locataire de la Maison Blanche assure le service après-vente d’une politique dont il ne peut renier les prémisses sans donner l’impression de capituler. A défaut d’utiliser l’artillerie lourde, il envoie alors des banderilles sur tout ce qui bouge. Hier le conglomérat takfiriste, aujourd’hui les «Forces démocratiques syriennes», quitte à provoquer un allié turc qui vient d’envahir l’enclave d’Afrin pour régler leur compte aux milices kurdes armées par Washington.

Incroyable usine à sac de nœuds, la politique américaine aura décidément tout essayé en Syrie. Leurs proxys éliminés les uns après les autres, les Etats-Unis sont désormais condamnés à faire tapisserie pendant que la Russie mène le bal. Ils jettent donc des tisons dans un brasier que d’autres – Assad, Rohani et Poutine – finiront par éteindre pour promouvoir le développement de leur pays, et non, comme les Etats-Unis, pourrir la vie des autres nations.

C’est un fait : le Pentagone a beau avoir un budget de 626 milliards de dollars, les Etats-Unis sortent vaincus de la principale confrontation de la décennie. Molesté sur le dossier syrien, Donald Trump a tout de même tenté, au début du mois de janvier 2018, d’exercer sa capacité de nuisance sur un autre front. Les manifestations en Iran lui offrant une nouvelle fenêtre de tir, le milliardaire de la Maison Blanche l’a aussitôt saisie, mobilisant toutes les ressources de la déstabilisation et twittant avec frénésie son soutien à un regime change qui a heureusement fait long feu.

« On fait beaucoup d’honneur au personnage, en définitive, en le rendant responsable d’un déclin dont il n’est que le symptôme. »

Comme l’obsession nord-coréenne, l’obsession iranienne de la présidence Trump est vouée, en effet, à nourrir les mêmes crispations et les mêmes déconvenues. Les Iraniens n’ont pas l’intention de s’étriper pour faire plaisir au locataire de la Maison Blanche. Quant aux Nord-Coréens, ils ont suffisamment pris d’avance en matière nucléaire pour exposer Washington et ses alliés à des représailles terrifiantes en cas d’agression. Comme Trump n’est ni un fou ni un débile, on peut raisonnablement penser que ses imprécations contre Pyongyang sont vouées à demeurer au stade dérisoire du flatum vocis (expression que l’on pourrait traduire par “pet verbal”) à défaut – fort heureusement – de se transformer en champignon atomique.

Un président impuissant ?

On fait beaucoup d’honneur au personnage, en définitive, en le rendant responsable d’un déclin dont il n’est que le symptôme. Son emphase rhétorique et sa propension à la pantalonnade sont des effets dont les causes sont ailleurs. Ce qui condamne le locataire de la Maison Blanche à une politique de gribouille n’a rien à voir avec son équation personnelle. C’est le basculement du monde, et Trump (pas plus qu’Hillary Clinton à sa place) n’y peut rien.

Le problème de l’actuel président, en revanche, c’est qu’il a promis quelque chose qu’il est incapable d’offrir : un remède-miracle qui prémunisse les Etats-Unis contre un déclin irréversible. Son paradoxe est qu’il fustige une mondialisation qui ruine l’Amérique en appliquant les mêmes règles que celles qui ont fait sa fortune depuis un demi-siècle. Il a beau multiplier les opérations de diversion, stigmatiser les bouc-émissaires (Poutine, Assad, les démocrates, la presse, les immigrés), il se contente de verbaliser son impuissance.

Si Trump aboie mais ne mord pas, s’il préfère l’imprécation à l’action, c’est qu’il n’a pas les moyens d’agir à sa guise. Comme n’importe quel président des Etats-Unis, il est partie prenante d’un système qui réclame des taux de profit et des crédits militaires, et il sera jugé sur sa capacité à les fournir.

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 Sujet du message: Re: REVUE DE PRESSE 4
MessagePublié: 01 Mar 2018 09:24 
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Apparemment, armer les professeurs ne semble pas la meilleure solution ?
Je suggèrerais plutôt de placer des snipers au sommet de miradors dans les cours d'école durant les heures d'ouverture.
Installer des nids de mitrailleuses aux bouts des corridors me semble, à ce stade, encore un peu prématuré ? :mrgreen:


Etats-Unis : un professeur tire dans un lycée
01.03.2018 - Le Monde.fr avec Reuters

L’enseignant de 53 ans, qualifié d’« excellent professeur », a bloqué l’accès à sa salle de classe et a tiré lorsque le proviseur a tenté d’entrer.

Un professeur armé d’un pistolet s’est retranché, seul, dans sa classe d’un lycée de Géorgie aux Etats-Unis et a tiré un coup de feu quand le proviseur a tenté d’ouvrir la porte, mais il n’y a pas eu de blessé, a annoncé mercredi 28 février la police après l’arrestation de l’enseignant.

L’incident, qui s’est produit au lycée de Dalton, à 145 km au nord d’Atlanta, intervient le jour de la reprise des cours au lycée Marjory Stoneman Douglas à Parkland, en Floride, où 17 personnes ont été tuées par un jeune de 19 ans il y a 15 jours.

Selon le récit de la police, des élèves qui voulaient entrer dans une salle de classe ont constaté que leur professeur ne les laissait pas entrer.

Evacuation

Quand le proviseur est arrivé et a tenté d’ouvrir la porte avec une clé, un coup de feu a été entendu à l’intérieur de la pièce, ce qui a entraîné le lancement d’une procédure de sécurité avec évacuation de l’établissement, qui compte environ 2 000 élèves.

La police de Dalton a découvert le professeur, un enseignant en sciences sociales, retranché dans la classe avec une arme à feu. Il a été arrêté. La cause de son geste n’a pas été précisée.

Le professeur, Jesse Randal Davidson, 53 ans, a été inculpé, entre autres, d’agression aggravée, de port d’arme dans l’enceinte d’un établissement scolaire, menaces de type terroriste et conduite dangereuse.
Le proviseur de l’établissement, Steve Bartoo, a indiqué lors d’une conférence de presse que le Jesse Randal Davidson était un excellent professeur.

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