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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 04 Déc 2016 14:38 
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numismachin a écrit:
"Mais nous, nous serons morts, mon frère..."

C'est bien possible :(

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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 04 Déc 2016 14:46 
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Ludo33 a écrit:
Tant que les FED (+BCE+BOJ+BOE) peuvent racheter les obligations ad-libitum, il n'y aura pas de krach obligataire.

Le peuvent-elles?
NON, car le marché obligataire, bien que des plus vastes est de taille limitée. De plus, les BCs achètent des obligations "AAA" à "A", obligations qui deviennent rares sur le marché. Les BCs sont comme des requins, elles avalent les petits poissons et vide la mer; alors commence les ennuis car elles n'ont plus rien à manger sauf des "merdes" (junk bonds) qui les rendent malades ou elles meurent de faim.
La BC suisse essaye de contourner ce problème en achetant des actions, mais là encore ce jeu n'est pas sans risque. La BCS est bourré d'actions Apple ... bien!? Si Apple chute ou pas mais à un cours artificiellement haut (avec un per d'enfer) qui se transforme en bulle?

Conclusion, amha, les BCs vont mal ou iront mal rapidement car elles ne maîtrisent plus le jeu. En d'autres mots, le marché reprend toujours la main sur les BCs.

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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 04 Déc 2016 15:34 
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très interessant merci Argentum...à suivre donc.

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"le magnétisme et magnétiseurs survivront, ainsi que les radiesthésistes et sourciers. Si la science pouvait tout expliquer et la médecine tout guérir, c'en serait fait du magnétisme et des capteurs d'ondes. Mais, tant mieux, ce n'est pas le cas


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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 04 Déc 2016 15:47 
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Les BCs ont un pouvoir illimité d'emettre de la fiat-money. De plus, elles manipulent tous les marchés-papier, sans aucune exception.

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Got Gold ? Gold is Freedom !!!


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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 13 Déc 2016 12:30 
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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 13 Déc 2016 17:04 
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silvermath a écrit:
http://chevallier.biz/2016/12/desordres-et-croissance/


Chevallier évoque la hausse du spreed sur les taux us. C'est ce que l'on appelle la "pentification" de la courbe des taux. Et qui dit "pentification" dit krach obligataire et fort ralentissement de la bourse (pour ne pas dire krach boursier). Notre "spécialiste" ne l'évoque pas , que du contraire Trump va sauver la bourse us et le reste du monde en même temps. Il a tjrs eu une confiance aveugle dans l'Amérique. Personnellement, je vois pas ça du tout: Krachs d'abord, redémarrage après. Mais aussi la "pentification" est très favorable aux banques.

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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 13 Déc 2016 17:10 
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Citer:
Daniel Stefanetti
Gérant de fonds chez Ethenea Independant Investors

Acheter du Bund aujourd'hui me paraît extrêmement dangereux

Publié le 13 Décembre 2016

Selon Bank of America-Merrill Lynch les fonds obligataires ont enregistré des sorties nettes proches de 30 milliards de dollars sur les cinq dernières semaines, du jamais vu depuis mi-2013. Peut-on parler de krach obligataire ?

Oui on peut parler de krach obligataire. La remontée des taux au cours des 5 dernières semaines est la plus rapide que l'on ait observée depuis près de 40 ans et elle n'avait pas été anticipée par les investisseurs. Le marché était assez sceptique sur la possibilité d'un accord à l'Opep, or cet accord a bien eu lieu. De même avec l'élection de Trump. Même si je ne pense pas qu'il pourra appliquer l'intégralité de son programme de baisses d'impôts et d'augmentation des dépenses publiques, il aura un impact non négligeable sur l'économie américaine. Dernier élément, la croissance américaine a été beaucoup plus forte que prévu au troisième trimestre (+3,6% contre 2,5% attendus). Tout cela a provoqué un ajustement brutal des anticipations de croissance et d'inflation, avec comme conséquence une remontée des taux longs aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Europe, et une baisse du marché obligataire.

Quels sont les segments de marché les plus affectés par ces sorties de capitaux ?

Les obligations des pays émergents ont subi de plein fouet la baisse, accentuée par un repli des devises locales : les investisseurs rapatrient leurs fonds aux Etats-Unis en investissant dans d’autres classes d’actifs comme les actions qui ont atteint des plus hauts historiques. Mais les obligations d'Etats européens et les titres de très bonne qualité ont également souffert. En effet, avec un coupon proche de zéro, voire négatif, ces titres sont très exposés à la remontée des taux qui engendre des pertes sèches en capital. Le compartiment "high yield" (obligations à haut rendement, ndlr) a nettement mieux résisté jusqu'à présent.
Le fonds Ethna-Defensiv dont j'assume l'orientation stratégique est aujourd'hui principalement investi dans des obligations d'entreprises américaines notées aux alentours de A-/BBB+. Ce sont des entreprises avec des cash flows positifs et solides, une croissance de leur chiffre d'affaires et de leurs résultats ainsi qu’un endettement raisonnable. Le rendement brut sur ce type de dette frôle en moyenne les 4%. Cela nous laisse une marge confortable, même en cas de remontée des taux de Fed Funds (10 ans) aux alentours de 2,75%-3%, ce qui pourrait se produire d'ici 12 mois dans un scénario négatif.

La BCE a annoncé qu'elle prolongeait son programme de rachat d'actifs (QE) jusqu'en décembre 2017, mais en réduisant les montants injectés à compter d'avril. Comment interprétez-vous cette annonce ?

Je m'attendais que la BCE prolonge son QE jusqu'à fin 2017 avec le même montant (80 milliards par mois). Une autre option eût été de réduire les volumes en modifiant la clé de répartition des achats, autrement dit acheter un peu moins de Bund et un peu plus de dette des pays périphériques (Italie, Espagne Portugal). Cela aurait permis de rassurer les investisseurs sur l'Italie et en particulier sur le secteur bancaire italien. Mais les règles de la BCE ne lui permettent pas d'avantager tel ou tel pays. Au final l’annonce de Draghi ressemble à une sorte de « tapering-soft », d’ailleurs les marchés ne s’y sont pas trompés avec une nette remontée des taux de rendement des emprunts étatiques de l’Europe du Sud.

Faut-il s'attendre à de nouvelles turbulences sur les marchés de la dette en Europe ?

La BCE refuse pour le moment de parler de tapering mais elle pourrait commencer à l'évoquer dans quelques mois, si les perspectives d'inflation s'améliorent. Or il y a des raisons objectives à un retour de l'inflation en Europe (hausse du prix du pétrole, politiques de relance à l'œuvre dans plusieurs pays, effet 'Trump', etc). C'est pourquoi j'évite d'investir sur les obligations européennes aujourd'hui. Acheter du Bund me paraît extrêmement dangereux car il suffit d'une remontée plus rapide que prévue des taux pour perdre de l'argent.

Les actions européennes sont-elles plus attractives ?

Le marché actions européens est attractif. Les valorisations sont raisonnables et les perspectives de croissance des bénéfices supérieures à celles des entreprises américaines. Je pense que le premier semestre 2017 pourrait permettre un rattrapage des actions européennes. A ceci près que les investisseurs anglo-saxons se méfient de l'Europe après le vote du Brexit et l'échec de la réforme constitutionnelle en Italie. Les scrutins à venir en France et en Allemagne suscitent également beaucoup d'incertitudes. Par ailleurs, si la BCE commence à évoquer un tapering, cela risque de freiner la hausse des actions européennes.

Propos recueillis par François Schott


https://www.easybourse.com/internationa ... stors.html


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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 13 Déc 2016 17:29 
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En plus de la forte remontée récente du 10 ans US, je vois aussi comme indice de nervosité, la forte volatilité (variations trimestrielles) de celui-ci depuis 2008


Pièces jointes:
ScreenShot_20161213162132.png
ScreenShot_20161213162132.png [ 55.88 Kio | Consulté 2099 fois ]
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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 13 Déc 2016 18:08 
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ptoooooooooooo

http://www.research.natixis.com/GlobalR ... IzC2PHRg==


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 Sujet du message: Re: Krach obligataire en cours...
MessagePublié: 13 Déc 2016 18:17 
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on va bientôt nous expliquer que le QE est absolument nécessaire et bénéfique pour éviter les pertes sur l'obligataire

flashback Artus le hurle depuis début 2015

Citer:
Vers l’irréversibilité des politiques monétaires expansionnistes

option finance - 26 janvier 2015 - Patrick Artus

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Nous pensons qu’il n’y a plus aujourd’hui de cycle économique lié au cycle de la politique monétaire et de l’inflation, comme on l’avait observé des années 1970 aux années 2000. Au contraire, nous pensons que les politiques monétaires vont rester durablement expansionnistes, pour deux raisons. Tout d’abord la «disparition de l’inflation», avec l’évolution du fonctionnement des marchés du travail et de la croissance mondiale, donc des prix des matières premières. Ensuite, avec le fait que plus les taux d’intérêt ont été durablement bas, plus il est difficile de les faire remonter en raison des pertes induites pour les détenteurs d’obligations.

Dans le passé, les cycles économiques, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Europe continentale, étaient liés aux cycles de l’inflation et aux cycles des politiques monétaires. En fin de période d’expansion, les coûts salariaux accéléraient, l’inflation anticipée et l’inflation augmentaient, ce qui conduisait les Banques centrales à accroître les taux d’intérêt. Il en résultait un retournement à la baisse de la demande intérieure qui faisait disparaître l’inflation et permettait de réduire les taux d’intérêt après une période assez courte de temps et de faire repartir l’économie. Ceci s’est observé en 1980-1981, en 1990-1992, en 2000-2001. On avait donc des cycles alternant expansions et récessions et qui étaient liés aux cycles de la politique monétaire en réaction à l’inflation.

Nous pensons que ces «cycles monétaires» ont aujourd’hui disparu, et vont être remplacés par des politiques monétaires restant durablement expansionnistes : taux d’intérêt faibles par rapport à la croissance, maintien d’une liquidité abondante. La première cause de cette évolution est la «disparition de l’inflation». La rupture dans le fonctionnement des marchés du travail est impressionnante. Même dans les pays qui parviennent au plein emploi (Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon), les salaires réels n’accélèrent pas ou même reculent. La faiblesse du salaire réel dans la zone euro s’explique bien sûr par le niveau élevé du chômage. La perte considérable de pouvoir de négociation des salariés s’explique par la désyndicalisation, par la flexibilisation des marchés du travail (proportion de plus en plus élevée de contrats de travail temporaires, sans protection), par la mondialisation. Ceci implique que même les périodes de croissance ne font plus revenir l’inflation. Certaines évolutions sont spectaculaires : la stagnation du pouvoir d’achat du salaire médian aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans ; la hausse du nombre de salariés devenant salariés indépendants au Royaume-Uni.

La seconde cause de la disparition de l’inflation est le passage de la croissance et de la croissance potentielle du monde en dessous du niveau (autour de 4 %) qui fait apparaître une hausse des prix des matières premières. La baisse des prix de l’énergie, des métaux, renforce l’absence d’inflation qui vient de la formation des salaires. On observe de plus la faiblesse des économies des grands émergents avec les multiples goulots d’étranglement (travail qualifié, énergie, infrastructures de transport) qui les affectent, et la baisse du poids de l’industrie dans l’économie mondiale, qui renforcent le recul des prix des matières premières. Si, pour ces deux raisons (fonctionnement nouveau des marchés du travail, croissance mondiale insuffisante pour faire monter les prix des matières premières), l’inflation ne revient pas même dans les phases d’expansion, le comportement des Banques centrales doit être modifié.

Les Banques centrales «rigides» appliquent strictement leur mandat et essaient de faire remonter l’inflation vers son niveau historique de 2 % : c’est le cas de la BCE avec la mise en place du quantitative easing. Les Banques centrales «flexibles» se contentent de conserver un biais expansionniste aux politiques monétaires avec une remontée très lente de leur taux d’intérêt directeur, qui est bien anticipée aujourd’hui par les marchés financiers : c’est le cas de la Réserve fédérale et de la Banque d’Angleterre.

La seconde cause de l’irréversibilité des politiques monétaires expansionnistes est liée à la situation des détenteurs d’obligations. Dans le passé, les taux d’intérêt à long terme n’étaient faibles que pendant une période assez courte de temps, pendant les récessions, la remontée ultérieure des taux d’intérêt à long terme ne générait donc que des pertes en capital limitées pour les investisseurs institutionnels. Les taux d’intérêt à long terme ont aujourd’hui été faibles suffisamment longtemps pour que pratiquement tous les portefeuilles obligataires aient eu le temps d’être renouvelés et constitués d’obligations à coupons très faibles. Une remontée des taux d’intérêt entraînerait donc des pertes en capital massives pour les détenteurs d’obligations (investisseurs institutionnels, banques), ce que les Banques centrales ne peuvent pas accepter.

Comme au Japon, les Banques centrales doivent alors mener des politiques monétaires maintenant des taux d’intérêt à long terme bas, pour éviter la crise financière qui résulterait de la remontée des taux d’intérêt.

Nous voyons donc au total deux raisons pour lesquelles les politiques monétaires expansionnistes sont devenues irréversibles : la disparition de l’inflation, et la volonté des Banques centrales d’éviter une crise pour les détenteurs d’obligations. Bien sûr, ceci pose plusieurs questions de fond. D’abord sur le mandat des Banques centrales. Si l’inflation a effectivement disparu, le mandat des Banques centrales ne peut plus être de ramener l’inflation à 2 %. Il faut réfléchir alors à d’autres possibilités : objectif de croissance nominale, de stabilité des prix des actifs, de croissance régulière de la liquidité.

Ensuite, sur le piège des taux d’intérêt à long terme durablement bas : forcer les investisseurs et les banques à détenir des portefeuilles obligataires, avec des coupons très faibles, génère un risque de crise financière auquel les Banques centrales devraient être sensibles.


http://www.optionfinance.fr/blogs-analy ... istes.html

http://www.lesechos.fr/05/11/2015/LesEc ... etaire.htm

Citer:
Pourquoi la BCE doit changer de politique monétaire
Patrick Artus - Les Echos | Le 05/11/2015

La politique monétaire menée par la Banque centrale européenne BCE (taux d'intérêt à court terme nuls, « quantitative easing », c'est-à-dire achats d'actifs financiers par la Banque centrale en contrepartie de la création monétaire) a eu des effets positifs sur l'économie de la zone euro. La dépréciation de la monnaie commune soutient les exportations, la baisse des taux d'intérêt à long terme fait progressivement et lentement repartir le crédit.

Mais ces deux succès ne doivent pas cacher les très importantes difficultés que rencontre la BCE avec cette politique monétaire très expansionniste. Tout d'abord, si cette politique a fortement réduit les taux d'intérêt sur les dettes publiques, c'est-à-dire qu'elle facilite le financement des Etats depuis la fin du printemps 2015, elle ne réduit plus les primes de risque et les taux d'intérêt sur les dettes des entreprises; au contraire, on a observé une forte remontée, de 1 % à 2 % (de 100 à 200 points de base selon la qualité des emprunteurs), des primes de risque que doivent payer les entreprises sur les obligations qu'elles émettent.

Cette évolution a deux inconvénients sérieux : le financement des entreprises n'est plus facilité par la politique monétaire de la BCE; et, par ailleurs, cette politique crée des distorsions de prix importantes entre les différents actifs financiers. Ces inconvénients sont dus, d'une part, au fait que la BCE n'achète, dans le cadre du « quantitative easing », que des obligations très peu risquées donc pas d'obligations d'entreprise; d'autre part, ce qui est réellement inquiétant est que l'accroissement considérable de la liquidité disponible liée aux opérations de la BCE a conduit à une forte augmentation de la taille des flux de capitaux qui peuvent devenir acheteurs ou vendeurs des différentes classes d'actifs financiers, d'où une forte volatilité des prix des actifs financiers risqués, une forte hausse de l'instabilité financière et la hausse correspondante des primes de risque.

La seconde difficulté à laquelle la BCE est aujourd'hui confrontée est l'absence d'effet de sa politique monétaire très expansionniste sur l'inflation. L'inflation de la zone euro est légèrement négative et, même lorsque les effets de la baisse du prix du pétrole auront disparu, si le prix du baril reste à peu près stable, l'inflation ne reviendra que vers 1 %, niveau qui correspond à la hausse des coûts salariaux de la zone euro et très inférieur à l'objectif d'inflation de la BCE, de 2 %.

Pourquoi la politique monétaire n'influence-t-elle pas l'inflation (ce qui se voit aussi aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Japon) ? D'une part, parce que la reprise du crédit est très modeste; d'autre part parce que les déréglementations des marchés du travail, la forte concurrence par les coûts entre les pays affaiblissent le pouvoir de négociation des salariés et réduisent les hausses des salaires; enfin parce que l'économie mondiale est affaiblie.

Cela force la BCE à continuer et probablement à amplifier sa politique monétaire expansionniste, ce qui correspond à la demande des investisseurs. La BCE cède en cela aux demandes des marchés financiers pour éviter la chute des prix des actifs (indices boursiers...).

Le risque pour la BCE sera alors celui de l'irréversibilité de sa politique monétaire expansionniste, ce qui est le cas lorsqu'elle est prolongée pendant une longue période de temps. Tous les financements ont alors été renouvelés avec des crédits ou des émissions obligataires à taux d'intérêt très faibles, et la remontée des taux d'intérêt est alors un choc violent aussi bien pour les emprunteurs, qui n'ont pas été incités à réduire leur dette avec les taux d'intérêt très bas, et les prêteurs, qui vont réaliser de très importantes moins-values en capital sur leurs portefeuilles d'obligations. La dépréciation de l'euro et la baisse des taux d'intérêt ayant été obtenues, il serait raisonnable que la BCE change de politique.


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