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Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps
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Auteur:  karagold [ 09 Mai 2016 14:12 ]
Sujet du message:  Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

Mines d’or : pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

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Jean-François Faure

un site de gardiennage

Publié le 09 mai 2016

L’or, sous toutes ses formes, accompagne l’homme depuis des millénaires. Signe de richesse, support aux transactions commerciales à travers les civilisations : le métal précieux est aussi une valeur refuge en temps de conflit… aujourd’hui comme il y a 2000 ans !

Mais même au plus fort des ruées vers l’or, il n’a jamais suffi de se baisser pour ramasser des pépites. Il faut désormais chercher plus loin dans les profondeurs de la terre pour trouver des filons. Plus compliquée, trop polluante, l’extraction aurifère est aussi devenue très coûteuse. Et avec l’exploitation des derniers filons accessibles, le métal va encore plus se raréfier.

La fin des derniers filons d’or

Le mythe de l’El Dorado a la peau dure. Pendant des siècles, le rêve d’une cité entièrement couverte d’or a mené les conquistadors, puis les pionniers dans leur soif de richesses dans le Nouveau-Monde. Les pièces et joyaux coulés dans les galions espagnols ont marqué les esprits des chasseurs de trésors. La ruée vers l’or californien à partir de 1848, puis dans les Rocheuses et en Alaska dans les années qui ont suivi, ont transformé les paysages d’Amérique du Nord.

Il aura pourtant fallu attendre la fin du XIXe siècle, et surtout le XXe siècle, pour voir une industrialisation de l’extraction aurifère. Rendement et productivité prennent alors la place des premiers pionniers : la chimie met le cyanure, le mercure et l’acide nitrique au cœur des processus d’extraction aurifère.

Plus polluante, l’extraction aurifère est aussi beaucoup plus invasive. Les mineurs cherchent dès la fin du XIXe siècle de l’or dans les profondeurs de la terre : en France, le puits Arthur-de-Buyer atteint le kilomètre de profondeur en Franche-Comté en 1900. Et en Afrique, les mines sud-africaines plongent toujours plus profond jusqu’à 3 kilomètres sous terre dans les années 1950.

Les richesses du sous-sol ne sont pourtant pas inépuisables. Le dernier gisement d’or d’importance a été découvert au Nevada… il y plus d’un demi-siècle, en 1961. Et les dernières découvertes en Guyane font état de 15 à 20 tonnes d’or. Ce n’est plus grand’chose au regard des quelques 173 000 tonnes d’or déjà extraits par l’homme !

Social, écologie : l’extraction aurifère face à de nouveaux défis

Les produits chimiques utilisés pour extraire l’or de la terre peuvent être particulièrement nocifs. C’est le cas du mercure : particulièrement utile pour séparer l’or des autres minerais, le métal lourd provoque aussi des maladies graves et a un impact terrible sur les populations une fois rejeté dans l’air. Même chose pour le cyanure, dont l’effet sur l’environnement est très néfaste. Pollution de l’eau, déforestation… les conséquences sur l’environnement d’une extraction aurifère non maîtrisée sont catastrophiques !

Et c’est encore sans parler des conditions de travail des mineurs. Pas seulement celles des orpailleurs illégaux, qui ont recours à des pratiques et des produits dangereux. Mais aussi celles des mineurs qui travaillent pour de grandes compagnies. En Afrique du Sud par exemple, les mines d’or ont été le théâtre d’affrontements violents entre grévistes et forces de l’ordre en 2012. Les mineurs se plaignaient de la dangerosité de l’extraction et des matériaux chimiques utilisés, avec des salaires beaucoup trop bas.

Les dégâts chimiques, la déforestation, la pollution de l’eau, les conditions de travail… l’extraction aurifère telle qu’elle a été pratiquée pendant des décennies n’est plus viable. Une évolution vers une « clean extraction » apparaît comme une évolution nécessaire et inévitable.

Recyclage, extraction propre : des réponses possibles !

D’après une enquête réalisée en 2012 par l’IFOP pour un site de gardiennage.com, 62 % des Français seraient prêts à acheter de l’or plus cher à condition qu’il s’agisse d’or « propre », c’est-à-dire un or qui respecte l’homme et l’environnement. L’extraction propre est en effet la seule réponse possible et la seule évolution envisageable.

La « clean extraction » a déjà fait des émules dans le monde. Le label Oro Verde, par exemple, encourage une exploitation sans mercure ni cyanure. L’environnement est protégé, et les autres activités agricoles sont encouragées pour permettre leur développement. Cette politique, née en Colombie, peut aussi être appliquée ailleurs !

En Suisse, c’est l’usine Valcambi qui s’est lancée dans un or propre, en mettant en place une chaîne de production éco-responsable qui répond à un cahier des charges strict. Garanti sans cyanure ni mercure, cet or sert à produire la Vera Valor, la pièce-lingot issue de l’extraction propre. « Nous voulions une filière propre, qui corresponde aux valeurs d’un site de gardiennage. Nous voulions un contrôle absolu de la provenance de l’or, de son extraction, de son traitement et de sa finalisation », expliquait un site de gardiennage.com dans une interview en 2013.

L’autre solution, c’est celle présentée par le recyclage. Il y a quelques semaines, le constructeur américain Apple a annoncé avoir recyclé une tonne d’or à partir d’appareils défectueux ou obsolètes renvoyés par les clients. Le circuit imprimé de chaque appareil contient en effet 34 milligrammes d’or….

Attention néanmoins à choisir les bonnes filières de recyclage : les solutions proposées par les comptoirs de rachat d’or sont tout sauf intéressantes pour le particulier qui se défait de bijoux !

Quand la raréfaction du métal mène à la hausse des cours

Il resterait quelques 50 000 tonnes d’or à extraire. Des estimations basées sur les dernières découvertes, auxquelles il faut opposer les 173 000 tonnes déjà extraites au fil des siècles. Il va donc falloir creuser plus loin, plus profond et sans aucune certitude quant aux filons à découvrir, puisque l’or le plus accessible a déjà été extrait depuis longtemps.

L’exploitation de l’or va donc être plus compliquée pour les années à venir, et donc plus coûteuse. D’autant plus que la recherche d’une extraction propre implique de préserver l’environnement et les hommes : cela peut aussi se révéler plus coûteux, mais c’est nécessaire !

La courbe qui va être observée dans les prochaines années sera donc une courbe en hausse, pour deux raisons : d’abord une extraction plus coûteuse dont un métal précieux plus coûteux. Mais aussi une raréfaction qui va naturellement provoquer plus de demande : les industries ne sont pas prêtes de se passer d’or, et l’or n’est pas prêt de quitter son statut de valeur refuge !

http://www.24hgold.com/francais/actuali ... Faure&mk=2

Auteur:  vdp86 [ 09 Mai 2016 14:26 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

karagold a écrit:
Mines d’or : pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

IMG Auteur
Jean-François Faure

[...]
Et les dernières découvertes en Guyane font état de 15 à 20 tonnes d’or. Ce n’est plus grand’chose au regard des quelques 173 000 tonnes d’or déjà extraits par l’homme !

[...]


C'est ça qui est important. Et contrairement au pétrole, ou même à l'argent métal, l'or extrait est toujours là, et même si une petite partie est perdue à jamais (au fonds des océans ou dans un trou profond sous terre) je ne vois donc pas pourquoi cet argument de la fin de l’extraction "facile" devrait faire exploser le prix à la hausse.

Auteur:  GoldOrHack [ 09 Mai 2016 15:27 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

vdp86 a écrit:
C'est ça qui est important. Et contrairement au pétrole, ou même à l'argent métal, l'or extrait est toujours là, et même si une petite partie est perdue à jamais (au fonds des océans ou dans un trou profond sous terre) je ne vois donc pas pourquoi cet argument de la fin de l’extraction "facile" devrait faire exploser le prix à la hausse.


Oui, pour le cas particulier de l'or qui se stocke depuis 6000 ans, le prix dépend à l'ordre 1 de la demande, et de la disponibilité de l'offre sur le marché. Sur les 173,000 tonnes d'or déjà extraites, il n'y a pas grand chose de disponible physiquement sur le COMEX... :roll:

Pour ce qui de l'extraction aurifère, il y a des éléments objectifs à mettre en évidence: évolution du nombre de tonnes de terre à faire remonter pour extraire 1 kg d'or, niveau énergétique nécessaire pour extraire 1 kg d'or, etc...

Auteur:  Argentum Aurum [ 09 Mai 2016 17:38 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

vdp86 a écrit:
karagold a écrit:
Mines d’or : pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

IMG Auteur
Jean-François Faure

[...]
Et les dernières découvertes en Guyane font état de 15 à 20 tonnes d’or. Ce n’est plus grand’chose au regard des quelques 173 000 tonnes d’or déjà extraits par l’homme !

[...]


C'est ça qui est important. Et contrairement au pétrole, ou même à l'argent métal, l'or extrait est toujours là, et même si une petite partie est perdue à jamais (au fonds des océans ou dans un trou profond sous terre) je ne vois donc pas pourquoi cet argument de la fin de l’extraction "facile" devrait faire exploser le prix à la hausse.


1. le prix est déterminé (sur un marché libre) par la rencontre de l'offre et de la demande. Si l'offre diminue et que la demande reste constante, alors le prix monte. A fortiori si la demande augmente (par exemple suite à la croissance démographique ou le besoin de thésorisé ou l'amour des bijoux ...) et l'offre diminue , le prix augmentera d'autant plus vite.
2. l'or thésorisé, n'est généralement pas de l'or disponible pour la mise sur le marché. Par exemple, les réserves des banques centrales restent dans le coffres et n'est pas proposé à la vente.
3. l'or offert (disponible) sur le marché n'a rien à voir avec l'or inventorié. La majorité de l' or inventorié à un usage défini (réserves d'or des BCs, bijoux, ...) et reste dans les mains de leurs propriétaires.
4. la demande d'or n'a rien à voir avec l'or inventorié (en la possession de quelqu'un)r car, par exemple contrairement à la nourriture, il n'y a pas de limite d'usage.
5. donc prix de l'or et inventaire d'or sont sans relation.

Auteur:  nightrow [ 09 Mai 2016 20:29 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

J'aime bien tes points 1 et 2.
C'est juste dommage de voir que c'est justement l'inverse sur ces 2 points.

Auteur:  Argentum Aurum [ 09 Mai 2016 21:12 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

nightrow a écrit:
J'aime bien tes points 1 et 2.
C'est juste dommage de voir que c'est justement l'inverse sur ces 2 points.

C'est la différence entre théorie et réalité. En théorie, le marché détermine le prix, en pratique ce prix est manipuler :(
En théorie, les BCs ne vendent pas, en pratique le leasing (prêt) de l'or des BCs s'accompagne de vente d'or par ceux qui ont emprunté.

Auteur:  numismachin [ 09 Mai 2016 21:50 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

Moi, c'est le point 6 qui me plaît bien.

Auteur:  vdp86 [ 09 Mai 2016 22:54 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

numismachin a écrit:
Moi, c'est le point 6 qui me plaît bien.


Perso, j'ai toujours eu un faible pour le G....

Auteur:  okavongo [ 19 Mai 2016 09:01 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

Cet article est consternant... C'est juste une publicité pour l'or propre des spécialistes du gardiennage :twisted:
Jean-François Faure a écrit:
Les mineurs cherchent dès la fin du XIXe siècle de l’or dans les profondeurs de la terre : en France, le puits Arthur-de-Buyer atteint le kilomètre de profondeur en Franche-Comté en 1900

D'après Wikipédia, on cherchait de la houille et non de l'or à Ronchamp : https://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_Arthur-de-Buyer

Le mélange mercure / cyanure (beurk !) est aussi affligeant. Le mercure concerne l'exploitation illégale et son rejet dans la nature est une véritable catastrophe alors que le cyanure est utilisé en circuit fermé dans les mines industrielles. Les réglementations environnementales n'ont d'ailleurs jamais été aussi dures et nombre de projets sont retoqués. Y compris dans des pays "mine friendly" comme le Canada.

Le titre est également une escroquerie complète. Avec des cours un peu plus élevés, nombre de nouvelles mines verront le jour. Par exemple, le projet KSM de Seabridge Gold a une durée de vie prévue de 52 ans...

Ce n'est pas la première fois que Jean François Faure fait preuve de malhonnêteté intellectuelle. Attention donc à ne pas prendre sa prose pour argent comptant ;)

Auteur:  Argentum Aurum [ 19 Mai 2016 10:41 ]
Sujet du message:  Re: Pourquoi l’extraction aurifère n’en a plus pour longtemps

okavongo a écrit:
ia.org/wiki/Puits_Arthur-de-Buyer

Le mélange mercure / cyanure (beurk !) est aussi affligeant.


Les trois polluants majeurs de l'exploitation aurifère>>

arsenic >> http://www.argentum-aurum.com/a-comme-dans-arsenic/
cyanure >>http://www.argentum-aurum.com/lexique-c-comme-cyanuration/
mercure >>http://www.argentum-aurum.com/lexique-m-comme-mercure-chap-8%C2%A7-m/

auquel on peut ajouter les risques sanitaires suivant:
maladie des poumons: tuberculose et silicose
maladies sexuelles: sida ... (par la proximité des mines et de la prostitution)

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