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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 30 Aoû 2012 13:41 
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Inscrit le: 22 Déc 2009 20:19
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hakuna matata a écrit:
Purée ils sont pas beaucoup les russes... 145 Millions... dans mon esprit c'était beaucoup plus...


Ils étaient 250-300 millions de soviétiques de temps de l'URSS. (Ukraine, Kazakstan, Biélorussie, pays Balte et tout et tout ça compte pour pas mal.)


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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 30 Aoû 2012 22:01 
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Inscrit le: 17 Déc 2011 05:22
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Argentum Aurum a écrit:
Calcul très simpliste
12 grammes, c'était avant les mines a ciel ouvert et la cyanuration ... les méthodes et les rendements sont totalement différents entre avant et maintenant. C'est ce qui a fait la fortune de Barrick Gold.
La preuve, en Afrique du Sud, on retraite les terrils des exploitations anciennes pour en extraire à nouveau de l'or.
Plusieurs mines anciennes (Canada) sont en cours de réexploitation grâce aux progrès techniques


Oui, c'est un calcul simpliste en premiere approximation.

J'ai jete un oeil sur la production en Afrique du sud, et voila le resultat:

Image

Le progres technique permet d'augmenter le rendement, mais il faudra toujours mettre de l'essence dans les machines. Si le petrole coute $300 au lieu de $100, car lui aussi a franchi son pic, je suis a peu pres certain que cela augmentera le prix de l'or, des autres metaux, et de toutes les matieres premieres en general d'ailleurs...

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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 30 Aoû 2012 22:51 
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Inscrit le: 20 Oct 2008 09:45
Messages: 3460
GoldOrHack a écrit:
Argentum Aurum a écrit:
Calcul très simpliste
12 grammes, c'était avant les mines a ciel ouvert et la cyanuration ... les méthodes et les rendements sont totalement différents entre avant et maintenant. C'est ce qui a fait la fortune de Barrick Gold.
La preuve, en Afrique du Sud, on retraite les terrils des exploitations anciennes pour en extraire à nouveau de l'or.
Plusieurs mines anciennes (Canada) sont en cours de réexploitation grâce aux progrès techniques


Oui, c'est un calcul simpliste en premiere approximation.

J'ai jete un oeil sur la production en Afrique du sud, et voila le resultat:

Image

Le progres technique permet d'augmenter le rendement, mais il faudra toujours mettre de l'essence dans les machines. Si le petrole coute $300 au lieu de $100, car lui aussi a franchi son pic, je suis a peu pres certain que cela augmentera le prix de l'or, des autres metaux, et de toutes les matieres premieres en general d'ailleurs...


Bien sur, le pétrole est important pour les mines à ciel ouvert, diesel des camions, des grues et pneus
Pour les mines souterraines profondes, comme en RSA, c'est l'électricité qui importe principalement
Pour les deux, la facilité d'approvisionnement est capital. Une mine en Nouvelle Guinée coûte plus cher qu'une mine au Nevada
L'eau est également très importante.
...
Attention, la production de la RSA est en forte baisse, mais la RSA a tjrs les plus grosses réserves d'or au monde.

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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 31 Aoû 2012 23:42 
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Inscrit le: 06 Mai 2011 14:23
Messages: 195
GoldOrHack a écrit:
Le progres technique permet d'augmenter le rendement, mais il faudra toujours mettre de l'essence dans les machines. Si le petrole coute $300 au lieu de $100, car lui aussi a franchi son pic, je suis a peu pres certain que cela augmentera le prix de l'or, des autres metaux, et de toutes les matieres premieres en general d'ailleurs...

Pour l'or, je ne crois pas que le prix de l'énergie détermine directement le cours. Le cours de l'or dépend de nombreux facteurs dont le niveau de peur. Le prix de l'énergie influence par contre directement la rentabilité des mines. Et si la rentabilité baisse alors des mines peuvent fermer ou ne jamais passer en production. Ceci au final joue sur l'offre de métal. Le niveau de production de l'industrie minière est donc un des facteurs pouvant influencer le cours de l'or mais pas le plus important à mon sens.


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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 28 Fév 2016 16:35 
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Inscrit le: 06 Juil 2011 15:17
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Décidément, il n’y aura pas de « peakoil »
23 février 2016

Le prix du pétrole continue de tomber. Eh oui, encore : il y a deux mois, je constatais un baril à moins de 40$, et il parvient maintenant à tourner autour de 30$. Et comme il y a deux mois, de vibrants analystes se demandent si cette baisse ne serait pas, en réalité, une très mauvaise nouvelle, ce qui donne lieu à quelques navrants exercices journalistiques.

peak oil - nopeEh oui, que voulez-vous, la réalité n’est franchement pas tendre avec ceux qui l’avaient pourtant obstinément planifiée. Pour ces derniers, le pétrole, ressource finie s’il en est, devait progressivement manquer, et ce manque devait conduire à une augmentation inexorable de son prix, qui aboutirait, en définitive, d’une part à un renchérissement énorme de toutes les facilités dont l’humanité dispose maintenant (à commencer par l’électricité), et d’autre part à la famine pour une bonne partie d’entre elle. La fin du pétrole, annoncée d’abord en fanfare dans les années 70 par le Club de Rome qui en fit d’épais rapports, fut progressivement repoussée de 2003 à 2030 à mesure que, les années passant, le pétrole continuait à sortir des puits et à alimenter, sans faillir, les besoins de l’humanité.

En effet, pas une fois depuis ces prédictions un tanker n’est parti vide de n’avoir pu se remplir, et pas une fois la demande n’a réussi à se hisser durablement au-dessus de l’offre sans pouvoir s’étancher. Entre temps, les prix sont montés (à plus de 100$ le baril), mais ils sont aussi redescendus… À tel point, donc, qu’on assiste à de curieux phénomènes.

Du côté des puits, tout d’abord, ces prix bas n’ont en réalité rien de prévu ou de planifié. Si on pouvait admettre, il y a un an, que l’Arabie Saoudite avait sciemment orchestré la baisse en maintenant une production vigoureuse, on est légitimement en droit de se demander si la tactique employée ne se retourne pas contre elle. Ainsi, on pouvait imaginer assez facilement que le principal producteur du Golfe pouvait largement se permettre de vendre son or noir à perte pendant quelques temps afin de se débarrasser des nouveaux concurrents que représentent les producteurs d’huiles de schiste. Placer le prix du brut en dessous des seuils de rentabilité des exploitations d’huile et de gaz de schiste assurait assez simplement que toutes celles qui n’étaient pas solidement financées seraient rapidement en faillite.

La tactique a relativement bien fonctionné puisque, « comme prévu », on assiste effectivement à une série de faillites dans les compagnies pétrolières américaines du secteur. Malheureusement, ce n’est clairement pas suffisant.

D’une part, la production de pétrole américain continue d’aller bon train, et en tout cas suffisamment pour gêner les producteurs du Golfe. Ainsi, la facture des largesses sociales qu’ils accordaient à leurs peuples grâce à la manne pétrolière continue d’enfler dangereusement et oblige l’Arabie et ses petits copains à choisir entre diminuer sa production, puiser dans ses réserves de cash ou réduire les prestations sociales en question, avec un risque d’instabilité à la clef. Chaque mois qui passe rend le calcul plus complexe.

D’autre part, l’Arabie Saoudite n’est pas seule dans le jeu. Diminuer sa production revient à laisser une plus grande part de marché à d’autres producteurs, et notamment l’Iran ou l’Irak. Ni l’un, ni l’autre, ne sont actuellement au pic de leurs capacités de productions. Et les relations diplomatiques entre ces pays et l’Arabie Saoudite sont tout sauf sereines. Pour rire, je pourrais évoquer le cas du Venezuela, pays aux réserves pétrolières gigantesques qui, finement dirigé par un énième communiste, se dirige droit vers un effondrement économique total au point d’importer du pétrole, américain de surcroît, et de multiplier les prix de son essence par … 60.

Enfin, et c’est sans doute une information détonante du côté des producteurs, il apparaît que les seuils de rentabilité des exploitations de gaz et d’huile de schistes sont bien plus bas que ce sur quoi se basait l’Arabie Saoudite pour son pari risqué. En effet, alors que les prix du baril sont au plus bas, la production américaine ne baisse pas, et ce alors même que les faillites d’exploitants se multiplient ; les calculs de seuil de rentabilité, menés par les analystes William Foiles et Andrew Cosgrove pour Bloomberg Intelligence, expliquent assez bien ce qu’on observe : par exemple, les exploitations dans le bassin Permien et à Eagle Ford (dans le Texas et au Nouveau-Mexique) font du profit même lorsque le baril est en dessous de 40$. Apparemment, on trouve des seuils de rentabilité aussi bas que 29.19$ par baril au Texas…

Et le plus beau, d’après Bloomberg, c’est que s’il existe bien des puits de schistes rentables même en dessous de 20$ le baril (!), les modèles montrent aussi qu’une fois absorbées les dépenses de forage (qui représentent 30% du coût total d’un puit), le seuil de rentabilité peut s’effondrer de 28% à 42% (soit à 21.51$ jusqu’à 7.24$). Oui, vous avez bien lu : toute analyse faite, certains puits restent rentables avec des prix du baril autour de 8$…

L’Arabie a soudainement beaucoup de souci à se faire si elle tient vraiment à conserver sa part de marché…

Du côté des pompes, les prix ont baissé. Peu, assommés qu’ils sont par des taxes étatiques diverses, mais de façon suffisamment sensible pour que l’automobiliste s’en rende nettement compte.

Or, si cela satisfait certainement l’État qui y voit une réduction de sa facture énergétique (et des importations d’un coup moins coûteuses), voilà qui enquiquine prodigieusement … nos amis écolos. Pour eux, une humanité qui dispose enfin d’une énergie pratique à bas prix, ce n’est pas exactement une bonne nouvelle. Pire, cela l’inciterait, dans leurs cauchemars, à gaspiller cette précieuse ressource. Un pétrole peu cher, ce sont des pays qui se développent et dont les populations croissent, ce qui doit immanquablement se terminer par une surpopulation, des famines et une pollution dantesque.

Étonnamment, ce n’est pas ce qu’on constate.

Au contraire, puisqu’actuellement, le pétrole bon marché est plutôt stocké autant que possible. Quant au fait de produire engrais et nourriture moins chers, les écolos sont bien obligés de mettre leurs couinements en sourdine sauf à passer pour des affameurs.

Enfin, un autre phénomène joue aussi de façon sensible : alors que le parc automobile des pays occidentaux se modernise (la consommation moyenne d’un moteur automobile est passé, en 20 ans, de 20L/100 à 5L/100, multipliant de fait par 4 le nombre de kilomètres disponibles pour les réserves actuellement exploitées), les pays en voie de développement s’équipent eux aussi. Or, si l’Europe ou les États-Unis sont bel et bien passés par l’étape des gros moteurs gourmands, les nouveaux arrivants (Inde et Chine notamment) bénéficient directement des derniers moteurs économes. Autrement dit, l’arrivée sur le marché de ces nouveaux consommateurs ne se traduit pas par une augmentation équivalente de la demande qui, en définitive, est moins forte.

À ces éléments déjà fort réjouissants (quoi qu’en disent les journalistes économiques apeurés à l’idée d’un monde au pétrole bon marché), il faut ajouter qu’en termes de ressources, on n’en manquera pas : des gisements inexploités mais joufflus sont régulièrement découverts. On pourrait évoquer rapidement ceux de Tamar 2, dans les eaux territoriales israéliennes, qui représentent des quantités énormes de gaz et qui pourraient modifier quelque peu les échanges commerciaux locaux (Israël important actuellement son gaz d’Égypte). Mais dernièrement, c’est en Angleterre qu’un nouveau gisement pétrolier a été découvert, pas très loin de Gatwick, et dont les réserves seraient supérieures à celles trouvées en Mer du Nord…

Enfin, mentionnons au moins pour rappel qu’à côté des énergies alternatives viables que sont l’hydroélectrique et surtout le nucléaire (traditionnel ou à base de thorium), on peut aussi techniquement envisager la production d’hydrocarbures à partir de CO2 et de lumière ; dans ce cadre, le pétrole et le gaz, à terme, pourraient être des ressources renouvelables.

La conclusion est sans appel.

Les prix sont bas et non, rien n’indique que le « peak oil », ou sommet de production, soit atteint : tous les pays ne produisent pas à plein régime, loin s’en faut. Entre les nouvelles réserves évoquées plus haut, les réserves prouvées et celles déjà exploitées, les alternatives qui se développent malgré tout, on sent tout de suite que les prochaines années ne pourront pas être frappées de pénurie.

S’il y en a une, elle ne pourra pas être par manque de ressource et ne sera que purement (géo)politique.

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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 28 Fév 2016 19:26 
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Inscrit le: 21 Oct 2008 21:44
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"Entre les nouvelles réserves évoquées plus haut, les réserves prouvées et celles déjà exploitées, les alternatives qui se développent malgré tout, on sent tout de suite que les prochaines années ne pourront pas être frappées de pénurie."

Ca fait 45 ans que je le dis. Du pétrole, il y en a partout. Même en France (vallée de Chevreuse dans l'ouest parisien, de meilleure qualité que le brent).
Le problème mondial des décennies qui viennent risque d'être celui de l'eau.

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"Je crains plus nos fautes à nous que les desseins de l'adversaire." Thucydide
La France "midinette" dans une Europe convulsive, menacée.


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 Sujet du message: Re: Peak Gold ... déjà dépassé ?
MessagePublié: 28 Fév 2016 19:37 
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Inscrit le: 17 Déc 2011 05:22
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Citer:
Décidément, il n’y aura pas de « peakoil »
23 février 2016

Source


:lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

Le pic pétrolier est un objet mathématique certain. C'est grotesque de prétendre l'inverse.
Le débat est de savoir si cela arrivera en 2020 à 95 millions de barils/jour, ou en 2136 à 5000 millions de barils/jour.


Christophe de Margerie / 2008 / assemblée nationale a écrit:
La production actuelle est de 86 millions de barils par jour et l’on sait bien qu’il est impossible d’ouvrir plus grand les robinets. J’ignore d’où vient le chiffre de 100 millions de barils par jour que l’on a présenté comme un point d’équilibre. Le « pic huile » s’écarte à l’évidence des prévisions car les champs déclinent et nous avons du mal à en mettre de nouveaux en production. Il serait déjà très satisfaisant d’arriver à 95 millions de barils par jour.


http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr ... 708091.asp

La production actuelle est d'environ 91 millions de barils/jour... donc proche de la limite fixée par l'ex-PdG de Total... Reste a savoir si De Margerie racontait des carabistouilles ou pas au cours de cette commission d’enquête a l’assemblée: on verra bien...

numismachin a écrit:
Ca fait 45 ans que je le dis. Du pétrole, il y en a partout. Même en France (vallée de Chevreuse dans l'ouest parisien, de meilleure qualité que le brent).
Le problème mondial des décennies qui viennent risque d'être celui de l'eau.


Le problème du peak oil n'est pas de savoir "s'il y en a" ou "s'il y en a plus", c'est de savoir si la production peut augmenter ou non, en fonction de la taille et du nombre des gisements découverts aujourd'hui et de la décroissance des puits en exploitation. C'est donc un problème d'ingénieurs géologues qui sont les seuls en mesure de fournir des informations cohérentes.

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