https://www.20minutes.fr/politique/4200 ... 23-fevrierMalgré les critiques, Amélie de Montchalin prendra la tête de la Cour des comptes le 23 févrierLe choix d’Amélie de Montchalin a été vivement critiqué par les oppositions car elle sera amenée à statuer sur le déficit public et les choix budgétaires du gouvernement dont elle aura fait partie
20 Minutes avec AFP
Publié le 11/02/2026 à 13h29 • Mis à jour le 11/02/2026 à 13h50
Peu importent les critiques, venues de toute l’opposition, Amélie de Montchalin prendra bien la tête de la Cour des comptes dès le 23 février prochain. La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été nommée par Emmanuel Macron, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon mercredi, à l’issue du Conseil des ministres.
Le choix d’Amélie de Montchalin soulève des interrogations car elle sera amenée à statuer sur le déficit public et les choix budgétaires du gouvernement dont elle aura fait partie. Mais, pour Maud Bregeon, cette nomination « ne pose pas de conflit d’intérêts » parce que « l’organisation inhérente à la Cour des comptes, le fait qu’elle repose notamment sur des décisions collégiales, fonde son indépendance ».
« Amélie de Montchalin a toutes les compétences pour mener à bien cette mission. C’est une nomination qui fait suite à ce qu’elle a démontré pendant les débats parlementaires. Il n’est pas inhabituel d’avoir un responsable politique à ce poste, et nous assumons de nommer un responsable politique », a-t-elle défendu. La ministre deviendra ainsi la première femme à diriger la Cour des comptes, institution plus de deux fois centenaire.
Produit du macronisme
Contrairement à d’autres postes prestigieux, cette nomination ne nécessite pas d’approbation par les commissions des Finances du Parlement. Mais depuis la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), les premiers présidents de la Cour des comptes étaient systématiquement sélectionnés dans l’opposition.
« Comment la ministre actuelle pourrait donner un avis crédible sur le budget qu’elle a elle-même préparé ? », a interrogé le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Éric Coquerel, qui a ferraillé avec elle pendant des mois sur la loi de finances 2026.
Au-delà, c’est davantage une volonté prêtée au président de la République de placer ses proches à la tête des principales institutions à l’approche de la fin de son mandat qui est mise en cause. Marine Le Pen a ainsi accusé mercredi le chef d’Etat de chercher à « placer ses fidèles et perturber la future alternance démocratique ».